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Odile Meylan

A participé à:
  • Masterclass - 2018 - session #2

Chez Oeildeep on peut pleurer et rire ! La bienveillance mais aussi l’exigence des intervenants, m’ont fait évoluer tout en restant moi-même. Trois intervenants aux styles très différents qui appellent donc à trouver sa propre écriture. J’ai pu ainsi développer un projet photo très personnel mais surtout j’en suis ressortie avec une bonne dose de fierté et pas mal de confiance ! Sans compter que Oeildeep ne laisse pas les projets dans nos tiroirs mais les fait vivre et les montre !

Odile

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Olivier Longchamp

Photographe professionnelle depuis bientôt vingt ans, Odile Meylan a grandi dans une ferme du « Gros-de-Vaud », région agricole de l’Ouest de la Suisse. De cette enfance, puis adolescence, de fille de paysan, elle a gardé un héritage contrasté. D’un côté, des souvenirs très forts, le chant des hirondelles dans la grange, le parfum des montagnes de pommes, et le soleil sur les blés.  Mais de l’autre, la gêne, la honte presque, de n’être qu’une fille de paysan, de sentir l’étable, et d’arriver à l’école avec les bottes crottées.

Pour se réapproprier et, quelque part, se réconcilier avec cette identité, et ces racines, Odile a décidé de tourner son objectif sensible vers quelqu’un qui a toujours été là, dans le paysage. Un personnage à la fois évident et distant.  Pourtant, la Rustériaz, sa ferme, n’est qu’à quelques centaines de mètres de la Côte, la ferme des Meylan. Mais jamais Odile n’avais pris le temps, ou simplement eu l’occasion, de passer du temps avec lui, de le regarder faire. Durant une année, elle a rattrapé le temps perdu. Au fil des saisons, qui pour un paysan sont bien plus que des prétextes à changer de garde-robe, elle l’a accompagné, avec ses vaches et ses chats.

Il s’appelle Olivier Longchamp, la cinquantaine, il est agriculteur et maréchal ferrant. Ses mains disent le labeur dans chacun de leur repli.  Il parle peu, se plaint encore moins, et il aime rire. Avec son accent à couper à la faux, il appelle un chat un chat, il aime ses bêtes, et il les mène à l’abattoir. Comme le faisait le père d’Odile. Comme le font les humains depuis dix mille ans.

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