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Diplômé de l'Ecole National des Arts Décoratifs en 1986, il débute la photographie en suivant la scène rock française et devient également photographe de plateau sur de nombreux longs métrages. A partir de 1989, il collabore régulièrement avec le quotidien Libération et plus globalement avec la presse nationale. Il devient membre de l’agence VU en 1997.  Denis Darzacq a acquis la conviction qu'une image construite pouvait paradoxalement servir son analyse de la société avec plus d'efficacité. Aussi recourt-il, depuis 2003, à des mises en scène qui reposent toutes sur le principe de la disruption. Par leur état ou leur pose, les corps mis en scène bouleversent l'ordre établi, mais sans jamais faire basculer l'image dans le spectaculaire. Des hommes et des femmes marchent nus dans des zones pavillonnaires (Nus, 2003), d'autres semblent figés en apesanteur dans l'espace urbain (La Chute, 2006), ou entre des rayons de supermarchés  (Hyper, 2007-2011) ; des personnes en situation de handicap reprennent avec force possession de l'espace public, (Act, 2009-2011). Le montage numérique que l'artiste n'avait jusqu'alors jamais utilisé, lui a permis, dans la série Recomposition I, 2009, de pousser plus à fond cette logique perturbatrice. L'artiste le conçoit comme une sculpture. Mais une sculpture sociale car le corps ne peut être extrait du contexte avec lequel il interagit. L'artiste en fait l'outil d'une critique des difficultés et des stigmatisations auxquelles se heurtent certains groupes, tout particulièrement les jeunes des quartiers défavorisés ou des zones reléguées, plus globalement comme dans Act, les populations en marge. Denis Darzacq pointe les contraintes et les contradictions sociales. Mais il invite aussi, par la rupture de gestes dépourvus de sens, à...

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